Des spécialistes tirent la sonnette d’alarme sur la propagation du glaucome dans les localités du sud du pays

ALGER- Des spécialistes en glaucome ont tiré samedi à Alger la sonnette d’alarme sur la propagation de cette grave pathologie pouvant entraîner la cécité dans les localités du sud du pays.

Ils ont plaidé, lors de la tenue de la 5ème journée de la Société algérienne du glaucome (SAG), pour une prise en charge médicale dans ces régions enclavées, en mettant sur pied une "formule" permettant aux patients d’accéder aux soins "très rapidement".

Le Pr. Aberkane Djallal, membre de la SAG, a indiqué, dans son intervention, que son organisme avait effectué plusieurs enquêtes de dépistage dans plusieurs régions du pays, notamment dans les régions du Sud où une "forte" prévalence de cette pathologie a été constatée par les spécialistes.

"Les enquêtes réalisées par la SAG ont révélé une prévalence assez importante de ce glaucome dans les régions du Sud plus, particulièrement, dans la région de Timimoun où une très importante prévalence a été observée", a-t-il souligné.

"Nous avons découvert dans ces régions de très inquiétants facteurs génétiques et ethniques susceptibles de provoquer cette maladie silencieuse et sans douleurs qui détruit le nerf optique sans que le patient ne se rende compte", a-t-il tenu à préciser

La présidente de la SAG, le Pr. Malika Tiar, a rappelé pour sa part que les missions médicales effectuées par son organisme dans plusieurs régions du pays, notamment, dans les régions du Sud ont conclu à "l’existence d’une forte prévalence de la maladie dans ces régions, faute de soins".

"Nous avons dépisté dans ces régions qui sont très peu médicalisées des cas de glaucome aux stades agoniques (stades très avancés) faute de dépistages précoces et de soins", a-t-elle précisé.

La secrétaire générale de la SAG, le Pr. Zahida Merad, a relevé pour sa part que les enquêtes de dépistage réalisées par la SAG dans les régions du Sud ont révélé, aussi, la présence de "formes graves de glaucome".

"Le dépistage précoce est très important pour faire face à cette maladie", a-t-elle prévenu, ajoutant que 55% des personnes glaucomateux dans le Sud ne savaient pas qu’ils étaient atteints de cette maladie.

Il est rappelé, dans ce cadre, qu’une étude sur la prévalence du glaucome en Algérie a été réalisée en 2008. Cette étude avait conclu que cette maladie représentait la deuxième cause de cécité et que 4,6% de la population de plus de 40 ans en étaient atteints. (APS) samedi 9 novembre 2013 16 : 33