Greffe hépatique : un processus thérapeutique pour une meilleure prise en charge

ALGER - Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam a dévoilé, jeudi à Alger, la mise en place en cours d’un processus thérapeutique adapté au profit des enfants bénéficiaires d’une greffe hépatique, pour leur assurer une meilleure prise en charge notamment un suivi médical post-opératoire et leur éviter d’éventuelles complications.

Supervisant en compagnie du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Miraoui Mohamed, les travaux de la première journée nationale sur la greffe hépatique pédiatrique, le ministre a annoncé la mise en place en cours d’un processus thérapeutique adapté au profit des enfants bénéficiaires d’une greffe hépatique pour leur assurer une meilleure prise en charge notamment un suivi médical post-opératoire et leur éviter d’éventuelles complications.

Ce programme prévoit la réduction de la durée de la prise en charge du patient à l’étranger, en lui assurant d’abord une bonne préparation en Algérie pour une durée de deux mois, avant de le transférer à l’étranger pour subir l’intervention chirurgicale. Cette procédure vise à parvenir à long terme à la maîtrise de toutes les étapes du processus thérapeutique afin d’effectuer les opérations de greffes en Algérie.

A ce propos, M. Haddam a souligné que les services de la sécurité sociale avaient pris en charge, entre 2015 et 2018, le transfert de 29 enfants à l’étranger pour effectuer la greffe hépatique, relevant que les autorités publiques ont entamé, depuis des années, la mise en place "d’une stratégie bien ficelée" pour le système de sécurité sociale, visant "la rationalisation des dépenses et la préservation des équilibres financiers, sans pour autant porter atteinte au droit d’accès des citoyens aux soins". Le nombre des patients transférés à l’étranger pour des soins a diminué de 90% durant les dix dernières années et ce grâce au programme commun tracé par les services de la sécurité sociale et de la santé publique, dans le cadre du développement des compétences nationales notamment à travers les conventions signées avec des établissements de santé étrangers en matière de transfert de technologies, a indiqué le ministre du Travail. Relevant que le système de la sécurité sociale œuvre à assurer "une meilleure protection sociale et des prestations sanitaires de qualité" aux citoyens, en collaboration avec le secteur de la santé publique, le ministre a indiqué que la sécurité sociale contribue à la gratuité des soins à travers "le forfait hôpitaux dont le montant s’élève cette année à 88 milliards DA".

Pour M. Haddam, cette journée qui a vu la participation d’experts spécialistes se tient en prélude à un séminaire international prévu en septembre prochain à Alger. Pour sa part, le ministre de la Santé a mis en avant la grande importance accordée par son secteur au dossier de la greffe des membres en général et à la greffe pédiatrique hépatique en particulier, ajoutant que toutes les procédures inhérentes aux activités de prélèvement et de greffe d’organes, de don de sang, d’assistance médicale à la procréation et de recherche biomédicale comptaient désormais parmi les priorités du secteur, eu égard "au besoin pressant de développer cette activité, dicté par l’état des malades d’une part et la disponibilité des moyens matériels et humains d’autre part".

La création d’une Agence nationale de greffe d’organes consacrée en vertu de l’article 356 de la nouvelle loi sur la santé "constitue une preuve supplémentaire de l’engagement du secteur à aller de l’avant dans le développement ce cette activité au profit des malades", et il en est de même pour la création d’un établissement hospitalier spécialisé dans la greffe d’organes dans la wilaya de Blida qui sera chargé de "développer les opérations de greffe, toutes spécialités confondues". Dans le cadre de cette démarche et grâce aux efforts des équipes médicales et paramédicales, à travers les différents établissements de santé concernés par cette activité, 268 opérations de greffe hépatique ont été effectuées en 2018, en sus de 7 opérations de greffe de foie chez les adultes et 416 greffes de cornée, outre les implants cochléaires désormais accessibles au niveau de tous les services ORL.

Enfin, le ministre a préconisé "la poursuite des efforts et la coordination" entre les secteurs concernés pour atteindre les objectifs tracés, rappelant l’importance de la formation continue qui constitue, selon lui, "un maillon important" pour la réussite de ce programme.

Mots clés : Santé Greffe Pédiatrie Enfant A LA UNE Secondaire

APS : 18 Avril 2019