Plan cancer : le ministre de la Santé met en avant l’importance de la formation des physiciens

ALGER - Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a mis en avant, samedi à Alger, l’importance de la formation des physiciens à l’utilisation des accélérateurs en radiothérapie.

"L’application du plan cancer nécessite une formation poussée et continue des physiciens médicaux à l’usage des accélérateurs en radiothérapie, pour une bonne utilisation de ces appareils sophistiqués", a précisé M. Boudiaf, lors d’une journée de formation en physique médicale.

La formation des physiciens à l’utilisation de ces machines est nécessaire pour éviter les accidents relatifs au surdosage radiologique et à la mauvaise manipulation, a-t-il ajouté. M. Boudiaf a rappelé, en cette occasion, que le ministère de la Santé s’engageait à mettre des moyens supplémentaires en radiothérapie, pour répondre à la demande des malades atteints de cancer.

Il a rappelé dans ce cadre que l’Algérie se dotera d’ici à 2015 de 33 accélérateurs, repartis dans 12 centres anti-cancers, en cours de réalisation dans les villes de Annaba,Tizi-Ouzou, Oran, El Oued, Bechar, Sétif, Chlef, Bejaia, Laghouat, Tiaret, Tlemcen et Adrar.

Le directeur général de l’Agence nationale de gestion d’équipements de santé (ANGRES), Lazhar Bounafaa, a, pour sa part, précisé que son agence s’engageait à assurer le fonctionnement des centres anti-cancers, par l’apport de physiciens formés.

Les physiciens recevront un enseignement académique et clinique continu pour exercer, aussi bien, en radiothérapie, médecine nucléaire et imagerie médicale, a-t-il relevé.

De son côté, le directeur de Generali Médical Provider (GMP), Amin Khodja Bach, fournisseur d’équipements radiologiques en Algérie, a mentionné que la GMP accompagnerait les centres anti-cancers en matière d’équipements, d’installation, de formation et de maintenance.

Il a rappelé dans ce sens que des contrats avaient été signés avec le ministère de la Santé, en vue de la formation de radio-physiciens, précisant que l’enseignement se fera en quatre étapes.

Le Dr Mohamed Saleh Bali, physicien médical, à la clinique Athéna de Constantine, a, quant à lui, indiqué que la formation pointilleuse des physiciens était nécessaire, afin d’aboutir à un traitement sécurisé des malades.

Il a rappelé à ce propos qu’une surexposition des malades aux rayons pouvait être fatale, soulignant que les physiciens devaient faire l’objet de recyclages permanents.

APS Samedi, 24 Mai 2014 15:21