Psychiatrie : un plan national de la santé mentale en cours d’élaboration

ALGER - Un plan national de la santé mentale est en cours d’élaboration par un comité scientifique pluridisciplinaire et vise à réduire l’impact des indicateurs et les facteurs de risque des maladies mentales, a-t-on appris, mardi à Alger, auprès du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

"Un plan national de la santé mentale (2015-2020) ayant pour objectif de prévenir les maladies mentales et un meilleur suivi des patients est en cours de conception par un comité d’experts en vue de réduire les effets de certains phénomènes sociaux à l’origine des pathologies psychiatriques", a indiqué, à l’APS, le sous directeur de la santé mentale au ministère de la Santé, le Dr Mohamed Chakali.

Les indicateurs de la maladie mentale sont la violence, le suicide, la dépression, la toxicomanie, l’errance et autres. Le projet national des pathologies psychiatriques fait partie, selon le même spécialiste, des recommandations adoptées lors de la célébration de la journée mondiale de la santé-mentale, organisée récemment avec la participation de psychiatres, psychologues et médecins généralistes sous le slogan "Préserver la santé mentale améliore le bien-être".

Le Dr Chakali a aussi ajouté que le plan national sera étudié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et sera soumis par la suite au ministre de la santé pour approbation.

Parmi les objectifs du plan, le spécialiste a cité la modernisation des soins de proximité afin de limiter l’internement des malades, précisant que les longs séjours en soins psychiatriques n’améliorent pas l’état de santé des malades.

L’étude scientifique vise également à réinsérer socialement les malades et à leur permettre une adaptation sociale efficiente lors de leur rémission. Par ailleurs, l’intervenant a annoncé l’entrée en fonctionnement, d’ici fin 2015, d’une trentaine d’établissements hospitaliers spécialisés en psychiatrie sur l’ensemble du territoire national.

Des aires de repos et des espaces verts sont prévus dans les structures hospitalières pour permettre aux malades de se détendre et de profiter de la nature, a ajouté le Dr Chakali, soulignant que les promenades à l’air libre fait partie de la thérapie.

Abordant le volet préventif, le spécialiste a insisté sur la prévention primaire visant à réduire les sources de stress qui sont à l’origine des dépressions, déprimes, schizophrénie et autres affections psychiatriques.

Pour la prévention secondaire, le Dr Chakali a insisté sur le bon suivi du malade et l’accompagnement psychologique pour la stabilisation de la maladie. Il a dans ce contexte insisté sur la sensibilisation et la communication sur les maladies psychiatriques pour diminuer le poids des tabous et des préjugés autours de la psychiatrie.

APS Mardi, 21 Octobre 2014 18:53