Réduction des délais d’attente et humanisation des hôpitaux, principaux objectifs du ministère de la Santé

TIZI-OUZOU - La réduction des délais d’attente et l’humanisation des hôpitaux sont parmi les principaux objectifs du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a souligné mercredi à Tizi-Ouzou le premier responsable du secteur, Mohamed Miraoui.

Le ministre de la Santé qui a effectué une visite dans la capitale du Djurdjura pour inaugurer la nouvelle rentrée scolaire, et qui a inspecté le centre de lutte contre le cancer (CLCC) de Draâ Ben Khedda, a indiqué que "l’humanisation du service public au niveau des structures de santé va permettre au secteur de faire un saut qualitatif en matière d’amélioration de la prise en charge du malade".

L’Etat, a-t-il ajouté, a mobilisé d’importants moyens en terme de structures de santé, d’équipements et de ressources humaines, "l’humanisation du secteur est un devoir et un de nos objectifs.

Nous œuvrons à améliorer la qualité de service dont nous ne sommes pas satisfaits", a-t-il dit, avant d’ajouter qu’"il est prévu, dans la prochaine loi sanitaire, la mise en place d’une feuille de route pour remédier à cette situation". La réduction des délais d’attente des patients pour bénéficier d’un traitement "passe par un renforcement des effectifs". C’est à ce titre que Mohamed Miraoui a annoncé que son ministère mettra en place les conditions nécessaires pour la mise sur pied d’une troisième équipe de praticiens au niveau du CLCC de Draâ Ben Khedda afin que cette structure, qui fonctionne de 07H00à 19H00 "puisse continuer à recevoir les malades jusqu’à minuit ce qui aura pour impact la réduction des délais d’attente."

Interrogé lors d’un point de presse sur la violence contre le personnel médical dans les structures de santé publique, le ministre a dénoncé ce phénomène, soulignant que "nous sommes un pays de droit et de justice.

Rien ne justifie ces actes. On doit dénoncer les insuffisances et c’est à l’administration de les prendre en charge", a-t-il dit.

M.Miraoui a rappelé, à ce propos, qu’une commission intersectorielle travaille sur ce dossier pour améliorer la sécurité au sein des établissements de santé par, notamment, le renforcement des agents de sécurité et des équipes au niveau des urgences, tout en améliorant le réseau de soins de proximité, afin de réduire la pression sur les hôpitaux.

Répondant à des citoyens qui l’ont rencontré au niveau du CLCC et qui ont soulevé certaines préoccupations dont "la pénurie de médicaments en hématologie","problème de fonctionnement de l’hôpital de cardiologie" et "l’insuffisance des structures de soins de proximité", le ministre a rassuré ses interlocuteurs précisant qu’il effectuera prochainement une visite de travail dans la wilaya pour inspecter les différents établissements de santé afin de prendre les mesures qui s’imposent à même de garantir la disponibilité du service de soin aux citoyens.

En outre, a-t-il annoncé, une inspection ministérielle se rendra dimanche prochain à Tizi-Ouzou pour enquêter sur cette affaire de pénurie de médicaments.

Sur ce même sujet, le ministre a réaffirmé que les médicaments sont disponibles au niveau des hôpitaux. Ce problème "se pose plutôt au niveau des officines privées, où il a été constaté l’existence de certaines pratiques tel que la vente concomitante".

"Des commissions d’enquête sont sur le terrain, nous attendons leurs rapports pour prendre les mesures qui s’imposent afin de remédier à cette situation. Il est inacceptable de priver le malade de son traitement", a-t-il ajouté. Il a rappelé la création, au niveau de son département, d’une "commission de veille", composée du directeur général de la pharmacie, du syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (SNAPO), des distributeurs de médicaments, du Conseil national de déontologie et des producteurs, pour veiller au suivi hebdomadaire de la chaîne de distribution au niveau national.

A une question d’un journaliste sur les décès des parturientes, M. Miraoui a indiqué que leur nombre au niveau national est de 57,7 pour 100 000 naissances. Il a observé que "le réseau de prise en charge de la femme enceinte appliqué en 2019 et que nous sommes entrain d’améliorer continuellement, a permis une réduction du nombre des décès".

"Des enquêtes sont systématiquement ouvertes pour déterminer les causes et prendre les mesures nécessaires contre les auteurs de négligence", a-t-il dit.

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APS : Septembre 2019